Le décret de décembre 1998 prévoit, pour la conduite de ce type d'engins, une formation adéquate des conducteurs et l'obligation pour le chef d'entreprise de délivrer une autorisation de conduite après:
- un examen d'aptitude médicale réalisé par le médecin du travail; - un contrôle de connaissances et du savoir-faire du conducteur pour la conduite en sécurité; - une connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d'utilisation.
Pour qui ?
- pour tout conducteur d'engins mobiles: engins de chantier ou équipements de levage.
- Pour l'intérimaire : C'est l'entreprise de travail temporaire qui lui fait passer les CACES dont il a besoin. L'entreprise utilisatrice doit délivrer pour la mission une autorisation de conduite, après s'être assuré qu'il est apte médicalement, qu'il possède le CACES, et l'avoir informé des risques propres au site et au travail.
- Pour le conducteur expérimenté formé sur le terrain: s' il n'a pas suivi de formation spécifique à la conduite, un certain nombre de principes de bases ne sont peut être pas connus. Une évaluation s'impose, suivie d'une formation de remise à niveau si nécessaire
- Pour le conducteur occasionnel: L'employeur doit lui délivrer une autorisation de conduite après s'être assuré qu'il remplit toutes les conditions. C'est l'employeur qui est responsable en cas d'accident.
- Pour l'artisan: n'appartenant pas au régime général de la Sécurité sociale, il n'est pas tenu aux mêmes obligations. Il peut en tant qu'employeur "s'auto-autoriser" à conduire un engin. |